24/03/2009
Pour les Jeux Olympiques d'hiver à SETE
La campagne pour les élections régionales de 2010 approchant à grands pas, il est de bon ton de se lancer dans des plans de propagande de grande envergure pour attraper les électeurs au miel des rêves les plus fous.
Lorsqu'on sait comment certains hommes politiques de l'actuelle majorité considèrent leurs électeurs, il n'y a pas de raison de se gêner. Ils pensent certainement que "Les cons" vont tomber dans le panneau.
La Gauche Moderne envisage donc de proposer la candidature de la ville de SETE pour les Jeux Olympiques d'Hiver!!!
Les compétitions de ski alpin seront organisées sur le mont Saint Clair à grand renfort de neige artificielle.
Le saut à ski aura pour tremplin la rampe des moulins et pour espace de réception le théatre de la mer.
Le patinage se fera à la criée.... c'est l'endroit où l'on trouve le plus facilement de la glace.....
Le village olympique sera le camping du Castellas. Quant aux spectateurs ils seront hébergés chez l'habitant. C'est la meilleure solutions pour échanger entre les populations venant de tous horizons.
J'espère que cette idée forte permettra à La Gauche Moderne de gagner en notoriété et de se trouver en bonne place pour les prochaînes élections régionales.....!!!
Si, avec un peu de chance on parvient à faire adhérer Luc ALPHAN, on le présente tête de liste.... çà a quand même de la gueule.....!!!!!
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16/03/2009
Pour une économie "humaniste"
La plus importante compagnie d'assurances au monde, la société américaine AIG a reçu 170 milliards de dollars d'aide du gouvernement américain pour éviter la faillite, après une gestion calamiteuse de ses avoirs.
On apprend aujourd'hui, que les responsables de cette gabegie se sont dotés, sur les aides publiques, de 450 millions de dollars de "bonus". Il est impossible d'empêcher tout cela car, parait-il, ces bonus sont prévus sur leur contrat.
Et l'on voit, une fois encore, jusqu'à quel degré d'irresponsabilité, de perversion et de cupidité peut mener un système économique et financier qui n'est point régulé par la puissance publique.
Je ne peux m'empêcher de revenir à notre précédent article concernant la nomination de M. François PEROL à la tête de la nouvelle banque formée par les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires.
Mais si l'on souhaite que le politique parvienne un jour à "verrouiller" un tant soit peu les mauvaises habitudes des financiers, comment éviter que les personnes que l'on met en responsabilité n'aient pas la même vision que les politiques et se retrouvent sur la même longueur d'onde. En quoi un service commandé peut être dénoncé, si c'est dans le but de moraliser un système totalement perverti?
Je pense que la future réunion du G20, au mois d'Avril prochain à Londres, devra tenter d'imposer une participation des états dans la surveillance d'un monde économique irresponsable.
Contrairement aux idées reçues, ce sont davantage les grandes puissances (Russie et Chine notamment) qui risquent d'être les plus réticentes à une régulation des marchés financiers et économiques.
Il y a matière à réflexion sur cet état de fait. L'ambition économique et l'idéologie politique ne font pas toujours bon ménage.
En attendant, il ne nous reste qu'à espérer en une réelle ambition des états en direction de leurs population et non pas en direction de leurs banquiers et chefs d'entreprises.
Comme l'a toujours affirmé la Gauche Moderne, il est indispensable que la liberté d'entreprendre soit protégée, car il faut produire de la richesse. Mais cette richesse ne doit pas profiter qu'à un petit nombre de nantis et les marchés doivent être encadrés.
Le social libéralisme, çà existe et c'est une idée de gauche...humaniste.
08:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/03/2009
CONVENTION NATIONALE SUR L'EDUCATION par LA GAUCHE MODERNE
La réforme de l'Education nationale et la réforme de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche seraient repoussées d'un an.
C'est peut être le moment de lancer un grand débat pour savoir ce que les citoyens attendent du service national de l'Education, ce que les élèves espèrent, ce que les parents souhaitent, ce que les personnels ambitionnent.
La Gauche Moderne a lancé une Convention Nationale sur l'Education. Elle aboutira, au printemps, par un colloque à PARIS, où la synthèse nationale sera faite.
Si vous avez quelques idées d'avance, n'hésitez pas à les communiquer, elles seront les bienvenues.
Des réunions sont organisées en région, sur ce thème. Votre témoignage, vos projets doivent alimenter la réflexion générale.
Contactez les responsables de La Gauche Moderne, en Région au sur le site National de La Gauche Moderne où un espace est réservé à la Convention sur l'Education.
13:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les électeurs du Languedoc-Roussillon vus par leur Président
Voici l'article paru sur Perpignan Tout Va Bien le 19 Février dernier.
Les élections régionales sont dans un an. Comme il se plait à le dire dans son discours, Georges FRECHE, aura, d'ici là, mis un mouchoir sur ses véritables pensées et il aimera tout le monde...!!!
A LIRE JUSQU'AU BOUT POUR AVOIR UNE JUSTE MESURE DU PROFOND MEPRIS DU PRESIDENT DE LA REGION POUR SES CONCITOYENS...!!!
Perpignan-Toutvabien
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19fév 2009
Georges Frêche : «Je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse»
16:36 - Par Fabrice THOMAS - 2009
Voici les extraits d’un enregistrement fait lors d’un cours du professeur Georges Frêche devant ses étudiants, à Montpellier en 2008. Certifié conforme (enregistré par un étudiant sur son téléphone portable). Mitterrand, le pape, les harkis… Les propos outranciers de Georges Frêche lui collent à la peau. Personne ne trouve grâce aux yeux de ce personnage boursouflé d'orgueil. Même pas les électeurs et surtout pas ceux qui votent pour lui.
"…On ruine les paysans africains en vendant nos produits subventionnés par l’Europe, mais c’est pas les agriculteurs qu’il faut subventionner, Blair a raison c’est les chercheurs. On s’en fout des agriculteurs, on s’en fout. D’ailleurs aujourd’hui avec 5 % d’agriculteurs en France, on produit autant qu’avec 40 % en 1945 et avec 2 % on produira aussi bien qu’avec les 5 % actuels, donc on peut encore en perdre les trois cinquièmes.
Oui, Ce que je vous dis c’est l’évidence. Ah, mais si les gens fonctionnaient avec leur tête, mais les gens ils ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout.
Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. Enfin, aujourd’hui je fais ce qui m’intéresse, comme Président de Région, j’aide les lycées, j’aide la recherche et quand je ferai campagne, dans deux ans pour être de nouveau élu, je ferai campagne sur des conneries populaires, pas sur des trucs intelligents que j’aurai fait.
Qu’est ce que les gens en ont à foutre que je remonte les digues, les gens s’occupent des digues quand elles débordent, après ils oublient, ça les intéresse pas, les digues du Rhône, les gens ils s’en foutent, ah à la prochaine inondation, ils gueuleront qu’on n’a rien fait. Alors moi je mets beaucoup d’argent sur les digues du Rhône, mais ça ne me rapporte pas une voix, par contre si je distribue des boites de chocolat à Noël à tous les petits vieux de Montpellier, je ramasse un gros paquet de voix.
Je donne des livres gratuits dans les lycées. Vous croyez que les connards me disent merci, ils disent non ils arrivent en retard, comme si c’était ma faute parce que l’appel d’offres n‘avait pas marché et que donc il y avait quinze jours de retard dans la livraison.
Les gens, ils disent pas merci, d’ailleurs les gens ils disent jamais merci. Les cons ne disent jamais merci. Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les « engraner », « j’engrane » les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc… ça un succès de fou, ça a un succès fou. iIs disent, merde, il est marrant, c’est un intellectuel mais il est comme nous, quand les gens disent "il est comme nous", c’est gagné, ils votent pour vous.
Parce que les gens ils votent pour ceux qui sont comme eux, donc il faut essayer d’être comme eux. Là, les catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer je vais y revenir je vais leur dire, mon Dieu, je me suis trompé, je vous demande pardon, ils diront : qu’il est intelligent, ils me pardonneront, ils en reprendront pour 6 ans. C’est un jeu, qu’est ce que vous voulez il faut bien en rire. Avant je faisais ça sérieusement, maintenant j’ai tellement l’habitude de la manœuvre que ça me fait marrer. Les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie. Pourquoi les changer, pourquoi voulez vous les changer ? Si vous arrivez à faire en sorte que les gens intelligents passent de 6 à 9 % voire à 11, vous ne pourrez pas aller au-delà. Mais les cons sont souvent sympathiques, moi je suis bien avec les cons, je joue à la belote, je joue aux boules. Je suis bien avec les cons parce que je les aime, mais ça ne m’empêche pas, mais après quand vous avez raison, après ils vous donnent raison, mais toujours 3 à 4 ans après.
Toujours 3 ou 4 ans après, ils disent, mais il est pas si con parce que après tout ce qu’il a fait ça marche. Donc vous faites des trucs, vous vous faites élire, 6 ans. Les 2 premières années vous devenez maximum impopulaire, vous leur tapez sur le claque bec, etc… ah salop le peuple aura t’a peau, on t’aura, moi je dis cause toujours, je vous emmerde. Ensuite 2 ans vous laissez reposer le flan, vous faites des trucs plus calmes. Et les deux dernières années, plus rien du tout, des fontaines, des fleurs, et des bonnes paroles, je vous aime, oh catalans, je vous aime, oh occitans mes frères, je vous aime, vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 guguss, tout le monde est content, tout le monde est content, évidemment ils parlent catalan comme ça personne les comprend à 3 km de chez eux.
Mais ça leur fait plaisir. Moi je men fous, je parle l’occitan, parce que ma grand-mère parlait occitan, mais je le parle pas, parce que j’ai peur qu’on pense que je parle patois, donc, en plus bêtement, on m’a pas appris l’anglais, alors moi je parle le latin, le grec, l’allemand, l’italien je suis donc un demeuré, parce que ça sert à rien. Aujourd’hui faut parler anglais, ça prouve rien du tout, ça prouve pas qu’on est intelligent, mais ça prouve qu’on peut communiquer avec les trois quart de la planète.
Apprenez l’anglais, mais surtout pas avec les profs d’anglais de Montpellier et de France, qui sont parmi les plus mauvais du monde. Les 4/5èmes des profs d’anglais parlent l’anglais comme une vache espagnole. Non, vous apprenez l’anglais, si vous êtes une fille, vous baisez avec un mec, si vous êtes un garçon, vous baisez avec des anglaises, et là vous apprenez vite, rien de tel que la communication orale.
Moi je suis allé en Angleterre, j’ai baisé une quarantaine d’anglaises et je commençais à apprendre, mais après on bouffait tellement mal que je n’y suis plus revenu, parce que je supportais pas leur bouffe et alors je faisais que bouffer libanais, je passais mon temps à bouffer libanais à Londres, c’est fatigant de bouffer libanais tout le temps, du taboulé et compagnie, ça j’en ai bouffé du taboulé à Londres, du taboulé, du poulet farci.
C’est un peuple merveilleux les Anglais, mais leur bouffe tuerait père et mère, d’ailleurs c’est pour ça qu’ils viennent en France. Vous savez, eux, ils sont pas cons, c‘est pourquoi ils ont colonisé le monde, celui qui l’a dit le mieux c’est Disraeli, le grand premier ministre anglais de la fin du 19ème siècle. Il disait un jour à l’impératrice Victoria, il lui dit Majesté savez vous pourquoi les anglais ont colonisé le monde ? C’était au moment où les britanniques dominaient les deux tiers de la planète, et Victoria regardait son premier ministre, et Disraeli lui répond, en plus c’était un juif avec un humour extraordinaire, Majesté enfin, c’est pour échapper à leur cuisine. Ca c’est bien vu….il vaut quand même mieux bouffer la cuisine du Kénya ou la cuisine indienne ou la cuisine d’Afrique et autre c’est quand même meilleur que la cuisine anglaise. Je sais pas comment ils font pour arriver à faire aussi dégueulasse. Ils s’acharnent.
J’y suis encore allé parce que j’ai envoyé ma fille faire des études en Angleterre, j’y suis allé l’an dernier, dans une ville magnifique au Nord, c’est toujours aussi dégueulasse, ils n’ont pas progressé depuis 40 ans que j’y étais allé, en plus les anglaises elles baisent comme des savates.
Vous avez tout ce qu’il faut sur place, c’est pas la peine d’aller la bas, les françaises c’est quand même autre chose, maintenant c’est fini je suis marié. Je vous rapporte de très vieux souvenirs, des souvenirs d’enfance quand j’étais tout petit, gentil et que j’allais trainer mes guêtres en Angleterre.
Ceci dit, je vais quand même vous dire un truc, les Anglais c’est un peuple formidable, un des plus beaux peuples qui soit, c’est des gens intelligents, courageux, magnifiques, d’ailleurs c’est comme les juifs. Alors, moi les juifs, j’adore les juifs, j’adore Israël, alors ils ont une cuisine ! Mais alors en plus eux ils sont plus têtus que les anglais, parce que les anglais il y a longtemps qu’ils ont renoncé à ce que leur cuisine soit bonne, ils n’ont plus aucune illusion, mais les juifs, je suis copain avec des masses de juifs, mais ils sont têtus comme des bourriques, ils veulent absolument m’expliquer que la cuisine kacher est bonne. Enfin, vous l’avez bouffée la cuisine kacher ? c’est dégueulasse, c’est abject. Enfin, ce peuple qui est extraordinaire, intelligent qui fournit les meilleurs chimistes, les meilleurs physiciens, les meilleurs pianistes, les meilleurs mathématiciens, vous ne voulez pas en plus qu’ils fassent de la bonne cuisine. Non la cuisine kacher est dégueulasse, c’est une évidence, dès fois elle est un peu bonne quand ils font de la cuisine libanaise, c'est-à-dire les marocains font de la bonne cuisine, les juifs marocains font de la bonne cuisine, mais ce n’est pas de la cuisine juive, c’est de la cuisine marocaine, c’est la cuisine berbère, la cuisine berbère marocaine, elle est délicieuse, mais c’est autre chose.
Bon enfin c’est pas grave tout ça, moi ça ne m’empêche pas d’aimer les Anglais parce que j’oublie pas que c’est les seuls qui ont tenu le coup de 40 à 42 tout seuls contre les allemands. Alors ça c’est un peuple extraordinaire, mais c’est pas parce que leur cuisine est pas extraordinaire qu’on va en vouloir aux Anglais, alors allez y mais ne restez pas trop longtemps et je vous recommande les restaurants pakistanais qui sont très bons, les restaurants libanais qui sont très bons, les restaurants italiens qui sont parfaits, puis de temps en temps vous pouvez allez bouffer dans un restaurant anglais, c’est rigolot. Et dès fois, même c’est pas mauvais, mais c’est quand ils font de la cuisine européenne, alors elle n’est pas anglaise, mais la cuisine anglaise, vraiment ça .
Si il y a qu’un peuple qui fait encore plus mauvais que les anglais, c’est les norvégiens, la cuisine est norvégienne est abjecte et en plus elle c’est la plus chère du monde. Essayez d’aller bouffer à Oslo, vous verrez ce que ça coûte. Moi quand je vais en Norvège, j’amène les boîtes de conserve, et je me fais ma propre cuisine, un, je fais des économies, deux, je bouffe correctement".
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10/03/2009
Le Bureau National de LA GAUCHE MODERNE rencontre François FILLON
Mardi 10 mars 2009
Le Bureau de La Gauche Moderne a rencontré le Premier Ministre, François Fillon.
La délégation composée de 8 membres était conduite par son Président, Jean-Marie Bockel.
Après un entretien en tête à tête d’une vingtaine de minutes, la délégation au complet a été reçue trente minutes par le Premier Ministre.
Un tour d’horizon de la situation politique et des propositions du parti de gauche de la majorité, pour lutter contre la crise et défendre le pouvoir d’achat des Français, a été effectué.
Le Bureau a en outre présenté les commissions de travail de La Gauche Moderne, sa convention sur l’éducation le 16 mai et ses propositions pour la Justice.
Puis il a exposé les perspectives d’organisation du parti, les 20 régions dans lesquelles il est présent et la cinquantaine de fédérations départementales constituées.
Il a notamment présenté le tour de France, réalisé en ce moment, pour la construction et le développement de La Gauche Moderne, par Jean-Marie Bockel et l’équipe d’animation des fédérations régionales, au cours duquel de nouvelles fédérations départementales se constituent, en même temps que c’est l’occasion de rencontres d’écoute et de dialogue avec les représentants socioprofessionnels, comme l’occasion d’organiser de larges réunions publiques.
La Gauche Moderne a eu l’occasion de se féliciter de l’accord en cours sur les élections européennes, au sein de la majorité. Elle présentera ses candidats dans toutes les circonscriptions et les fera connaître au cours d’une conférence de presse la semaine prochaine.
Enfin un échange a eu lieu sur l’organisation du Comité de Liaison de la majorité qui se mettra en place prochainement et dans lequel La Gauche Moderne aura toute sa place.
La Gauche Moderne
10 mars 2009
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03/03/2009
HOPITAL : alliance du PS avec les médecins les plus conservateurs
VOICI UN ARTICLE d'ELIE ARIE sur l'Hôpital et les réformes de santé et notamment sur les positions du Parti Socialiste à ce sujet.
Notre propre analyse sur ces réformes prévues fera l'objet d'un article ultérieur, le temps, pour vous, de la réflexion personnelle...
Jeudi 26 février 2009
Hôpital: alliance du PS avec les médecins les plus conservateurs
Par Elie Arié...
Ancien membre de la Commission-Santé du Parti Socialiste pendant plus de vingt ans, ancien Secrétaire National à la Santé du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement pendant deux ans (2002-2004), , je crois aujourd’hui de mon devoir dénoncer la lourde responsabilité de la gauche dans l’échec de ce qui aurait dû constituer son principal cheval de bataille, échec que j’ai trop longtemps vécu de l’intérieur :celui de la défense d’un système de soins public, égalitaire et de qualité, et d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard.
En effet, au moment de la discussion, à l’ Assemblée, de la loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoires", tout semble en place pour que nous revivions le scénario-catastrophe du plan Juppé de 1995.
Sans entrer dans les détails, rappelons que le plan Juppé était, économiquement, dans ses grandes lignes, d’inspiration étatiste et non libérale , et qu’il sauvegardait l’équilibre de l’ Assurance-Maladie sans un centime de privatisations (tout comme il sauvait le régime des retraites sans un centime de capitalisation) ; ayant, sans doute, trop chargé la barque en s’attaquant aussi aux régimes spéciaux des retraites (dont personne ne conteste plus, aujourd’hui, qu’il devait être réformé), il a dû être retiré sous la consternante conjonction, contre nature, de tous les conservatismes : celui des députés UMP ne voulant pas mécontenter le corporatisme de leur électorat médical, et celui du Parti Socialiste qui, tout en approuvant ce plan, a cru devoir s’y opposer parce que son électorat manifestait contre lui, et qu’il fallait bien qu’il suive ses troupes s’il voulait paraître en être le chef ; après quoi, parvenu au pouvoir en 1997, le gouvernement Jospin a évidemment mis en œuvre son volet santé ; j’ai eu malheureusement l’occasion de vivre, de l’intérieur, ce grand moment de victoire de l’électoralisme sur le courage politique, même si nous avons été quelques uns à manifester notre soutien à cette réforme dans une tribune parue dans « le Monde », et qui ne nous a d’ailleurs valu aucune sanction.
C’est aujourd’hui la même alliance que nous voyons se mettre en place entre les éléments les plus conservateurs du corps médical, qui s’apprêtent à manifester contre l’ « étatisation de la médecine », les députés UMP inquiets pour leur réélection, et un Parti Socialiste qui s’imagine, à nouveau, que le nec plus ultra de la stratégie politique consiste à s’opposer à toute mesure du gouvernement dans l’espoir de lui succéder ainsi au pouvoir par le jeu de l’alternance automatique, pourtant déjà pris en défaut en 2007.
Mon propos n’est pas d’entrer, ici, dans le détail technique de ce texte de loi- même si c’est dans les détails que se niche le diable, ce qui devrait faire l’objet de dépôts d’amendements constructifs - mais dans l’absurdité du discours politique dans lequel se réfugie le Parti Socialiste pour justifier un vote négatif dont le principe semble acquis d’avance.
On l’entend, avec stupeur, dénoncer une « privatisation » de l’hôpital…comme si cette réforme, qui n’est pas encore votée, pouvait être rendue responsable de la répartition qui s’est faite, ces vingt dernières années, entre le rentable (chirurgie programmée) au secteur privé et le déficitaire (urgences, médecine, gériatrie) au secteur public, répartition aujourd’hui pratiquement achevée, sous les auspices de la loi actuelle et que le Parti Socialiste n’a jamais tenté d’empêcher !
Et alors que la Fédération Hospitalière de France, regroupant l’ensemble des hôpitaux publics et présidée par l’ancien Ministre de la Santé socialiste Claude Evin, soutient les grandes lignes de cette réforme, et qu’à l’inverse, les médecins spécialistes libéraux travaillant dans les cliniques privées annoncent une journée de manifestation contre elle…ce sont ces derniers que le Parti Socialiste s’apprête à soutenir !
Sans craindre la contradiction, cette dénonciation de la « privatisation » de l’hôpital s’accompagne de celle de son … « étatisation » (mot qui ferait désormais peur à la gauche ?) , au prétexte que les futures Agences Régionales de Santé, ayant pour mission d’harmoniser enfin la médecine hospitalière avec la médecine de ville, et dont la création figure pourtant au programme du Parti Socialiste depuis une dizaine d’années, seraient placées sous l’autorité d’un représentant de l’ Etat : on croit rêver !
Pour la gauche, l’organisation de la Santé ne figure-t-elle pas pourtant dans les missions fondamentales de l’ Etat, et de son bras armé, le Ministère de la Santé? Et qui donc devrait les présider : un syndicaliste, un chef d’entreprise, un conseiller régional ? Dans quelle République vivrions-nous, si un élu local avait plus de pouvoirs que le Gouvernement et le Parlement ?
Autres sujets d’étonnement, les critiques :
- du principe de la tarification à l’activité, dite T2A. Même si ses effets pervers doivent être corrigés, même si le montant et les modalités de fixation de son volet consacré aux missions spécifiques de l’hôpital public (MIGAC) doivent faire l’objet d’amendements, comment le Parti Socialiste peut-il feindre d’ignorer que, grâce au plan Juppé, c’est le Parlement qui vote le total des sommes allouées aux hôpitaux (l’ ONDAM), et que la T2A n’est qu’un outil de répartition de cette somme entre les différents établissements, remplaçant l’ancien système qui augmentait chaque année le budget de tous les hôpitaux d’un taux unique national, sans tenir compte de leur (in)activité réelle et de tous les changements démographiques qui avaient pu s’opérer depuis vingt ans ;
-du renforcement des pouvoirs des directeurs d’hôpitaux face à celui du corps médical, pour qui les objectifs de santé publique n’ont jamais constitué une préoccupation majeure ;
-de la limitation de la liberté totale d’installation des médecins, au mépris des besoins de la population ;
-le soutien si peu sincère mais tellement électoraliste du Parti Socialiste au maintien des hôpitaux dits « de proximité » en sous-activité et à risques, et qu’il tente pourtant, lui aussi, lorsqu’il est au pouvoir, de transformer en hôpitaux de long et moyen séjour.
Ce sont ces contradictions qui expliquent l’étonnant silence de la gauche, lors de toutes les campagnes électorales, sur ce sujet majeur de préoccupation des Français qu’est la santé, et sa tendance à se cantonner dans les slogans si peu crédibles :
- du « toujours plus de moyens », alors que la France est maintenant au 3è rang mondial pour la part du PIB consacré au système de soins, et qu’on nous annonce un déficit de 15 milliards d’ Euros de l’ Assurance-Maladie,
- et du spectre de la « médecine à deux vitesses », alors qu’une médecine à seulement deux vitesses constituerait un énorme progrès social dans un pays où coexistent ceux qui sont remboursés à 100% et ceux qui ne le sont pas ; ceux qui ont une bonne assurance complémentaire, ceux qui en ont une mauvaise, et ceux qui n’en ont aucune ; ceux qui vivent dans un désert médical et ceux qui vivent dans une ville où ils ont l’embarras du choix de leur médecin ;ceux qui vivent dans des villes où il n’existe plus, dans certaines spécialités, aucun médecin pratiquant les tarifs conventionnels, et ceux qui vivent dans des villes où il en existe encore ;ceux qui ont à leur disposition un choix de différents hôpitaux, et ceux qui n’en ont qu’un seul proche de chez eux ; ceux qui ont la chance que le seul hôpital proche de chez eux soit un bon hôpital, et ceux qui n’ont pas cette chance ;ceux qui ont les informations ou les relations pour savoir si tel médecin ou tel hôpital sont à recommander ou à éviter, et ceux qui ne les ont pas…
Tant que le Parti Socialiste n’utilisera la politique de santé que comme un argument électoraliste, se cantonnera à l’attitude protestataire et laissera à la droite le soin de réaliser des réformes nécessairement impopulaires, il ne faudra pas s’étonner de le voir perdre chaque jour davantage son identité et sa crédibilité de parti de gouvernement de gauche.
Elie Arié
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