30/11/2009
Elections Régionales : les structures se mettent en place
![Photo_023[1].jpg](http://lagauchemodernelanguedoc-roussillon.midiblogs.com/media/02/01/211073592.jpg)
(buvons modérément du vin du Languedoc-Roussillon, nos vignerons en ont besoin !)
Mes chers amis,
Les appareils se mettent en place en vue des élections régionales du mois de MARS 2010.
Les têtes de liste départementales sont annoncées à l'UMP ainsi qu'au Parti Socialiste et dans les autres mouvements qui seront candidats dans les régions.
La Gauche Moderne réunit son Conseil Politique National le Samedi 5 Décembre à PARIS, pour désigner nos têtes de listes départementales. Les discussions vont bon train au sein de la majorité présidentielle. Notre parti devrait être présent dans tous les départements où il est représenté.
Notre mobilisation devra être visible et efficace. Nous sommes un jeune mouvement et c'est par notre dynamisme et notre force d'engagement et de proposition que nous consoliderons notre place auprès de nos alliés et, plus largement, dans le paysage politique départemental, régional et national.
Je sais que nous avons tous envie de nous engager dans cette campagne. Chacun, à son niveau, souhaite participer à la politique de changement dont la France a besoin.
Comme nous l'affirmons depuis des mois, comme Jean-Marie BOCKEL le décline à chacune de ses visites en province, nous souhaitons que ce changement se fasse dans l'harmonie d'une société où la fraternité nous fait regarder vers les plus fragiles, surtout en ces temps de crise.
Nous avons toute notre place, aujourd'hui et partout où la réforme est en marche.
Nous aurons toute notre place demain, à tous les niveaux de responsabilité et de gestion des affaires publiques.
Nous sommes modernes. Nous regardons devant nous et nous essayons de penser une société plus compétitive et plus juste.
C'est notre conviction et c'est l'honneur de notre engagement.
Nous sommes engagés sur un chemin où l'on ne nous attendait pas, où d'autres n'osent pas s'aventurer car ils pensent avec les idées du passé des solutions pour l'avenir. C'est socialement improductif et c'est politiquement stérile. Car un acte est toujours plus révolutionnaire qu'un rêve.
Alors agissons, ensemble, avec La Gauche Moderne, pour une réforme juste.
Daniel FEIXES
17:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/11/2009
Le projet de ligne nouvelle a franchi une étape clé. Originalité : la modularité TGV-fret
Voici la copie d'un article paru ce jour dans MIDI LIBRE.
Aurons-nous un TGV PERPIGNAN-PARIS en 2020???
Quels sont vos avis sur la mixité "voyageurs-frêt", sur les tracés, sur le choix des gares?
-Perpignan, 300 km/h et plein d’options

Ce qui est acquis : une ligne entière… évolutive
Le conseil d’administration de RFF, gestionnaire du réseau ferré, a fait franchir une étape clé au projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP, 160 km). D’abord, « nous poursuivons les études, c’est une excellente nouvelle pour les habitants du Languedoc-Roussillon car dans quelques années nous aurons deux lignes », se félicite Christian Petit, directeur régional de RFF.
Second point : la ligne sera réalisée de bout en bout et à grande vitesse (300 km/h) tout en réservant des possibilités de circulation de trains de fret « sur les tronçons les plus circulés » suivant un schéma « évolutif » marqué. Le corridor « littoral » a été choisi, comme le préconisait le débat public, aux dépens du corridor via Pézenas.
Le principe de nombreuses liaisons avec les lignes existantes (« maillage ») est affirmé, une nouveauté en France. Autre avancée, la gare TGV de Montpellier-Odysseum sera réalisée avant même la mise en service de la LNMP, dès 2016 et la mise en service du contournement de Nîmes et Montpellier (CNM). Elle devrait être directement accessible par les TER. RFF a aussi choisi le principe de l’implantation d’une gare TGV à Manduel, en correspondance TER avec la ligne classique Nîmes-Tarascon. Est prévue enfin une liaison à Narbonne avec une future ligne vers Toulouse.
A décider à court terme : quelles sections mixtes ?
Si la possibilité d’une mixité entre fret et TGV est affirmée, ce qui correspondrait à la version la plus coûteuse (5,9 mds€) si elle était réalisée de bout en bout, il reste donc à préciser sur quelles sections. Ce sera le travail des études à venir placer sous la direction du préfet et d’un comité de pilotage réunissant les financeurs.
« Le projet est évolutif, il va falloir préciser ce que l’on réalise dans un premier temps tout en réservant les évolutions futures », explique Edouard Parent, directeur du projet LNMP à RFF. Le fret exige des déclivités plus faibles que le pur TGV (12 m/km contre 35 m/km) et le différentiel de vitesse peut exiger 3, voire 4 voies.
A l’intérieur du corridor de 5 km de largeur, il faudra aussi affiner le tracé. « La mixité éventuelle influera sur le choix de ce tracé fin, en particulier entre Narbonne et Perpignan où le "pur TGV" permettra de passer par les Corbières, le "Mixte" impliquant de passer plus près de la côte », relève Edouard Parent. Il faudra financer ces études, qui courront de 2010 à 2014. Il manque 20 M€ aux 40 qui leur sont nécessaires. RFF entend les réunir avant les régionales de mars, sous peine de retard.
Pour la gare de Montpellier-Odysseum, enfin, il faudra obtenir une DUP complémentaire à celle du CNM… et un financement. Et préciser quelles modifications au CNM seront nécessaires à l’accès des TER.
Grands enjeux des années à venir : argent et gares
La Déclaration d’utilité publique de la LNMP est annoncée pour 2015. Parallèlement il faudra réunir les milliards des travaux. « Nous dirons aux financeurs ce que coûte chaque option », dit Christian Petit, confiant dans l’avenir d’un projet « inclus dans un corridor européen » et plus avancé que la très coûteuse ligne nouvelle Marseille-Nice. Il conviendra de fixer la réalisation - ou non - de gares TGV à Béziers et/ou Narbonne (5 options !) et de préciser celle de Nîmes-Manduel. Enfin, il faudra imaginer un montage financier, impliquant ou non des partenaires privés aux côtés de l’Etat, de RFF, de l’UE et des collectivités.
Début des travaux en 2016, mise en service en 2020.
08:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/11/2009
Plus belle la gauche. Pour une gauche moderne


Plus belle la Gauche. Pour une gauche moderne
Un livre de réflexion politique de Marc d’Héré et Gilles Casanova ( Editions de Passy). Disponible en librairie en mars prochain, sur Internet et à La Gauche Moderne dès février.
La révolution technologique et la mondialisation des échanges ont profondément transformé notre environnement, nos modes de consommation, nos conditions de vie. Une société à dominante industrielle composée de grandes masses homogènes a laissé place à une société fragmentée, où les attentes s’individualisent, où la concurrence s’exacerbe, où les liens sociaux se distendent. Cette mutation mal appréhendée, l’affaiblissement des repères traditionnels, la perte d’énergie de la démocratie, la persistance d’inégalités injustifiables, sont la source d’un malaise collectif que la crise économique mondiale est venue aggraver. Le sentiment d’abattement, la morosité, le retrait civique, ou à l’inverse la violence, qui en résultent, nous contraignent à chercher des solutions qui ne peuvent être celles d’hier.
La gauche aurait dû, mieux que d’autres, proposer les voies de ce changement nécessaire. Mais, les socialistes français se cantonnent dans la diabolisation d’un capitalisme jugé définitivement « mauvais », le refus de toute modernisation qualifiée de régression ultra libérale associé à un illusoire discours de résistance à la mondialisation. Figés dans le respect des vaches sacrées que sont les avantages catégoriels et les situations acquises, ils ne peuvent offrir de perspective. Révolutionnaires il y a 40 ans quand la gauche européenne était sociale démocrate, les socialistes français se sont – avec remords et regrets - convertis à une social-démocratie dépassée à l’heure où leurs homologues sont devenus sociaux libéraux. Toujours en retard d’une guerre et d’une idée, en regardant l’avenir dans le rétroviseur ils ne font que ressusciter le fantôme de l’économie administrée.
Face à cette gauche archaïque et nostalgique, une autre gauche est possible, une gauche moderne qui ait la lucidité et le courage de dire que le progrès social dépend du succès économique et des réformes de structure d’une société qui doit sortir de l’immobilisme. Une gauche qui recherche l’équilibre entre les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’Etat, entre le « libéral » et le « social », deux concepts que l’on veut arbitrairement opposer, quand s’impose leur complémentarité.
En répondant, ici et maintenant, aux questions que la vie pose aux gens, en redonnant confiance dans l’avenir, La Gauche Moderne veut encourager chacun à réagir face aux difficultés, à s’affirmer acteur responsable d’une société de croissance et de justice où tous pourront se voir donner leur chance, une « société des possibles ».
Parce qu’elle pense qu’autour de cette vision et de ces idées peuvent se retrouver de nombreux militants et citoyens de sensibilité de gauche, elle a l’ambition de s’affirmer comme un acteur essentiel de la rénovation de la gauche.
Parce qu’elle estime que seul Nicolas Sarkozy a la volonté et la capacité d’affronter les conservatismes, et de mettre en œuvre les changements nécessaires, elle accompagne sa démarche et agit activement au sein de la majorité présidentielle.
Ce sont les valeurs, les objectifs, les combats et les propositions de La Gauche Moderne, que les auteurs, qui y sont engagés aux côtés de Jean-Marie Bockel après de longues années militantes au sein de partis de gauche traditionnels, veulent mettre en évidence dans cette réflexion politique.
Marc d’Héré et Gilles Casanova
16:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/11/2009
La Gauche Moderne répond aux propos de Madame Aubry

Le Parti Socialiste n’est ni une chance pour la France,
ni une chance pour l’immigration
Les propos démagogiques et irresponsables tenus à Grenoble le week-end dernier par Martine Aubry, premier secrétaire du Parti Socialiste lors du Congrès du MJS sont à la mesure du naufrage politique, intellectuel et moral où semble s’enfoncer chaque jour davantage cette formation politique, en proie aux querelles de personnes, à la débâcle intellectuelle et à la désorientation politique.
Martine Aubry – au-delà d’un véritable florilège d’attaques injurieuses visant notamment le Président de la République – a en effet annoncé qu’elle souhaitait que le bureau national du parti Socialiste qui se réunira le 24 novembre s’engage dans le sens d’une régularisation large des sans papiers.
Les exhortations de Madame Aubry peuvent peut-être séduire une pseudo « gauche morale » des beaux quartiers, ils ne convaincront jamais l’électorat populaire, qui sait que l’immigration clandestine, dans un contexte de crise globale, tire les salaires vers le bas et fragilise le droit du travail.
L’appel aux politiques de régularisation massive avec lesquelles entend renouer Mme Aubry est pour le moins anachronique, quand l’ensemble des gouvernements de l’Union européenne, y compris les gouvernements socialistes y ont renoncé. Un tel affichage provoquerait inévitablement un effet d’appel d’air encourageant l’immigration irrégulière et faisant la fortune des passeurs.
Les résultats de cet appel au renforcement de l’immigration clandestine seraient incompatibles avec les exigences de cohésion sociale et nationale, de protection de l’emploi, de juste rémunération du travail et de défense des droits sociaux.
Dans un contexte, où il convient de privilégier comme s’y emploie le gouvernement une politique
d’intégration des migrants, et d’égal traitement entre résidents étrangers en situation régulière et nationaux, cette orientation conduirait sans aucun doute à exacerber les tensions au sein de la société française et à faire le lit du populisme et de la xénophobie.
Au moment même où le gouvernement s’apprête à affiner les critères de régularisation de certains salariés en situation illégale au regard du droit au séjour et à prendre des sanctions contre les employeurs qui utilisent une main d’oeuvre composée de salariés en situation irrégulière et profitent de leur vulnérabilité pour imposer des conditions de travail et de rémunération indignes, le Parti Socialiste entend renouer ainsi avec une politique démagogique, dangereuse pour les intérêts du monde du travail.
Fidèle à une culture de gouvernement responsable et généreuse, La Gauche Moderne ne peut que déplorer et combattre une telle dérive et apporter son soutien à la politique mise en oeuvre par le Président de la république et le gouvernement, seule garante de la pérennité de notre modèle social.
La Gauche Moderne,
14:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/11/2009
PICARDIE Jean-Marie Bockel revisite la carte judiciaire
Mardi 17 Novembre 2009
Le secrétaire d'État à la Justice est aujourd'hui à Amiens. Au moment où il se démarque de la garde des Sceaux, sur la réforme du statut du juge d'instruction, il vient assurer le suivi d'une autre réforme, celle de la carte judiciaire. Interview.
Pensez-vous être bien accueilli en Picardie où cette réforme de la carte judiciaire a rencontré une vive opposition ?
Je n'y vais pas avec une appréhension particulière. J'y vais en sachant que tout n'est pas réglé. Je sais que les gens apprécient le fait qu'on vienne d'autant plus quand on accepte de les voir et de les entendre quand il y a des difficultés. Il y a toujours un a priori favorable lorsqu'on va au-devant des réalités et des personnes.
La suppression du juge d'instruction se précise, n'était-il pas prématuré de mettre en place des pôles de l'instruction ?
Je ne peux préjuger de ce que sera demain le code de procédure pénale. L'idée du regroupement est une bonne idée en terme de moyens, car il va dans le bon sens. On saura forcément intégrer cette dimension de regroupement dans le nouveau dispositif.
Pas question donc de toucher aux pôles d'instruction ?
Je n'ai pas dit cela. Le pôle d'instruction c'est un regroupement de moyens et de budgets. Le regroupement de moyens sera au service du nouveau dispositif auquel on est en train de travailler. Ce regroupement prévu par le pôle saura trouver sa place dans un nouveau dispositif.
Mme Alliot-Marie, vous demande de vous plier aux arbitrages, au moment où vous proposez une autre alternative à celle qu'elle défend. Comment interprétez-vous ce recadrage ?
Ce n'est pas un problème de recadrage. Pour le moment il y a des pistes qui sont explorées. Mes propositions, ne sont en aucun cas en contradiction avec la garde des Sceaux avec qui j'ai un bon dialogue. Ce que j'ai dit sur le rôle du juge de l'instruction, est utile à la réflexion commune. C'est un préalable à un arbitrage qui n'a pas encore eu lieu. Je suis tout à fait d'accord avec la garde des Sceaux pour dire qu'une fois que l'arbitrage sera rendu, s'il doit y en avoir un, je m'y conformerai sans difficulté. Mais ce jour n'est pas encore venu. En tant que membre du gouvernement et responsable politique je peux avoir des idées sur cette question importante et complexe. Ces idées, je les exprime dans le droit fil des propos du Président de la République qui ont précédé le rapport Léger dont je partage le diagnostic par rapport à la nécessité, pour une justice pénale de qualité, de ne plus avoir le juge d'instruction isolé. Nous sommes actuellement à la recherche de la meilleure solution permettant et au Parquet et au siège de jouer pleinement leur rôle, c'est-à-dire à la fois, efficacité et indépendance de la justice, notamment dans les affaires les plus sensibles.
Ce qui veut dire que le juge de l'instruction tel que vous le souhaitez, peut encore être défendu ?
C'est une contribution. Il y en a d'autres. Les questions de la collégialité à un certain moment, avec l'aspect du contradictoire, la publicité des débats, l'audience publique dans des moments importants, la collégialité, sur la mise en cause de la personne, la détention, et le renvoi ou non devant une juridiction de jugement, sont autant de questions qui méritent d'être mises sur la table, même si la question principale est de sortir du juge d'instruction isolé d'hier, qui est un système dépassé.
Vous avez dit ce week-end que le statut des parquets ne doit pas être tabou ; où se situe le bon équilibre ?
J'ai affirmé un principe, qui est une fois encore dans la ligne dictée par le Président de la République, c'est l'unicité de la magistrature. Je ne souhaite pas que les procureurs soient des fonctionnaires hors magistrature, comme cela existe dans certains pays dont l'Allemagne.
Comment parvenez-vous à harmoniser votre rôle de secrétaire d'État et celui de président de votre mouvement, la Gauche Moderne ?
J'ai une difficulté, pourquoi s'en cacher : je suis dans une espèce de curiosité institutionnelle voulue d'ailleurs par la garde des Sceaux, - c'est un point de désaccord avec elle, depuis le premier jour - d'être un secrétaire d'État sans attributions précises. Je m'entends bien avec elle, mais il m'avait été dit, au moment de ma nomination à ce poste, que j'aurai une attribution spécifiquement sur les prisons. Le fait que la garde des Sceaux ne l'ait pas souhaité me complique la tâche au quotidien. C'est le seul point de désaccord que j'ai avec elle. Pour le reste, je n'ai jamais eu de problème de conciliation entre mes fonctions de secrétaire d'État et la présidence de la Gauche Moderne. Parce que je considère qu'il y a le temps de la discussion, du débat et celui de la solidarité. Je considère, tant que des décisions ne sont pas prises, que l'arbitrage n'est pas rendu, que je peux, en tant que président de la Gauche Moderne, dire des choses. D'ailleurs, c'est ce qu'on attend de moi.
07:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18/11/2009
Réforme territoriale et suppression de la taxe professionnelle : de la difficulté de réformer
Par Simon-Pierre TREZEGUET
Consensus N°1 : la taxe professionnelle est un « impôt imbécile », qui pénalise l’emploi industriel.
Problème N°1 : la taxe professionnelle est payée par les entreprises, qui ne votent pas. Son remplacement (indispensable en ces temps de déficits) implique nécessairement que les particuliers (donc les électeurs) devront contribuer, au moins en partie.
Consensus N°2 : notre mille-feuille administratif doit être simplifié pour plus de lisibilité démocratique (qui fait quoi) et plus d’efficacité. L’enchevêtrement des compétences entraîne à la fois un gaspillage et une inadéquation de l’utilisation des ressources.
Problème N°2 : les élus locaux dont les compétences seraient rognées sont contre. En fait, ils sont tous pour que les compétences des autres échelons soient rognées, à condition que leur échelon soit préservé.
Consensus N°3 : Ces deux réformes, indispensables et attendues, voire réclamées, par tous depuis 25 ans, doivent être menées en cohérence l’une avec l’autre.
Problème N°3 : L’intérêt général se retrouve menacé par la somme des intérêts particuliers que les réformes contrarient. Ajoutez à cela l’utilisation par certains Conseils Généraux (27 par exemple) de l’argent public du contribuable pour financer des campagnes de communication contre les projets du gouvernement ; ajoutez à cela la désinformation (le département va disparaître), les amalgames (les territoires seront abandonnés à eux-mêmes si les départements n’ont plus la compétence générale), saupoudrez de la vieille rivalité Paris/Province, et vous obtenez une assemblée d’élus de la République qui sifflent et qui chahutent comme des supporters de football.
Alors nous disons que le Président de la République et le Premier Ministre ont raison de vouloir avancer. Il faut faire ces réformes, et ajuster ensuite pour corriger les éventuels dysfonctionnements. La concertation que certains réclament ne servirait qu’à repousser, voire enterrer ces projets. Voilà 25 ans qu’on les attend, ces réformes. Et personne n’a de projet alternatif à proposer ? C’est donc que ces réformes, au-delà d’être nécessaires, sont aussi justes et conformes à l’intérêt général.
15:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bockel fait entendre sa liberté d'esprit
Voici un article publié par M. Philippe BILGER sur son blog. M. BILGER est ancien avocat général de la Cour d'Assises de PARIS. Il rend un hommage appuyé à Jean-Marie BOCKEL, au sujet de ses propositions pour la réforme de la procédure pénale. Il n'est pourtant pas d'accord avec lui sur toutes ses propositions, mais salue sa liberté d'esprit et son courage pollitique. C'est un bel hommage.
Justice sous tutelle, sur Canal Plus : on pouvait craindre le pire avec un tel titre, avec la vision prévisible de Thierry de Lestrade, Brigitte Vital-Durand et certains des intervenants. Notamment un ancien magistrat ayant abandonné ce métier et évidemment impitoyable avec son passé ! Pas un n’était prêt à formuler, dans ce désastre collectif prétendu, la moindre lueur d’espérance et d’équité. Seulement du défaitisme, de la morosité et aucun orgueil de la fonction. Comment mettre en confiance le citoyen avec un tel paysage, systématiquement poussé au noir ! On pouvait craindre le pire et on l’a eu.
Aussi, c’est avec bonheur que j’ai eu envie de me ressourcer auprès des interventions récentes de Jean-Marie Bockel qui, s’il ne peut à lui seul restaurer une meilleure image de la Justice, a au moins le mérite de nous offrir une représentation ministérielle qui tranche non seulement par rapport aux ministres dits d’ouverture (sur quoi ?) mais aussi à l’égard des fidèles d’origine. En effet, alors que son champ de compétence devait concerner les immenses difficultés pénitentiaires (et qui le demeurent) et qu’il s’est vu promu « généraliste » sans affectation particulière, il a su, contre certaines dérisions ou moqueries, marquer son terrain et faire reconnaître sa place.
A mon sens, l’aide éclairée de Laurent Marcadier, son directeur de cabinet, n’a pas été pour rien dans cette bienfaisante affirmation de soi sur les plans technique et politique. Car rien n’est plus difficile que de démontrer, par sa seule pratique, à quel point on est utile, lorsqu’on ne cultive pas la surenchère admirative qui vous garantit une bienveillance mécanique du Pouvoir et qu’on travaille sous l’autorité d’un garde des Sceaux qui n’en manque pas.
Et Jean-Marie Bockel a persuadé les sceptiques qu’il avait du talent pour exister.
Il l’a prouvé avec éclat au cours de cette fin de semaine où aussi bien dans le Journal du Dimanche que sur LCI il a formulé plusieurs orientations au sujet de l’instruction. Elles ont suscité des réactions multiples d’abord parce qu’elles sont venues contredire apparemment l’axe central du rapport Léger : la suppression du juge d’instruction, ce qui n’est pas une mince audace quand on songe à l’injonction présidentielle du mois de janvier 2009, ensuite en raison de leur teneur qui ne peut laisser personne indifférent.
J’avoue, sans doute à cause de la pente de ma personnalité, que j’éprouve un vif plaisir à lire et à entendre un secrétaire d’Etat qui, certes encore dans une phase d’écoute et de réflexion, n’hésite pas à revenir sur le dessein initial en se fondant sur un processus qui l’a conduit, avec d’autres, à remettre en cause ce qu’on croyait gravé dans l’airain gouvernemental. Je ne surestime pas non plus les effets de cette liberté intellectuelle puisque Jean-Marie Bockel ne l’a pas manifestée pour s’opposer mais par honnêteté et qu’il se pliera aux arbitrages susceptibles de le contredire.
Pour ma part, cette démarche en rupture avec l’inconditionnalité sur le fond qui empêche en réalité toute avancée stimulante me touche d’autant plus qu’elle bat en brèche la procédure accusatoire que je défends et la suppression de l’instruction à laquelle je tiens mais pas à n’importe quelle condition. On n’a pas besoin d’être d’accord avec lui pour l’estimer.
Jean-Marie Bockel, conscient de cet impératif - il serait en effet inconcevable de ne pas traiter de la réforme du Parquet pour garantir son indépendance - fait à nouveau référence à ce jalon capital. Il faudra bien aborder de front ce bloc, cet écueil et traiter un jour ou l’autre ce problème. C’est une pierre non négligeable de suggérer qu’on ne puisse plus passer outre les avis du Conseil supérieur de la magistrature pour les nominations du Parquet. Cela fait peser la responsabilité sur le CSM qu’on crédite peut-être trop vite d’une absolue lucidité dans ses choix. Reste que ce qui est évoqué constituerait tout de même un progrès.
Plus profondément, Jean-Marie Bockel, en proposant un « collège de l’instruction » pour les affaires les plus sensibles et les plus complexes - les dossiers de terrorisme, de corruption, de criminalité organisée ou de santé publique -, ouvre une piste qui culminera en trois phases essentielles : la mise en cause, le placement en détention provisoire et le renvoi devant une juridiction de jugement. Je ne suis pas persuadé que ce retour de l’instruction, avec la collégialité en prime, constitue une panacée même si la discussion publique des charges, à privilégier, serait de nature à éviter les étouffements permis par le secret et l’officieux de la justice. Je regrette toutefois que l’alternative n’existe qu’entre une instruction restaurée ou un accusatoire inachevé. Il y a cependant dans les perspectives présentées par Jean-Marie Bockel un pavé dans la mare du « judiciairement décrété » et l’amorce d’un véritable et courageux débat.
Que Jean-Marie Bockel demeure ce qu’il est et ne rentre pas dans le rang.
Philippe Bilger
Marianne 2
08:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/11/2009
Montpellier. PolitiqueElyett Hermann partirait avec Couderc
Voici un article paru ce jour dans Midi-Libre. Sans commentaire

Édition du mardi 17 novembre 2009
ALLIANCE : L'ancienne directrice de la culture à la mairie occuperait la seconde place aux régionales, face à Georges Frêche
L'information n'est pas encore officielle, elle pourrait l'être prochainement. Elyett Hermann, qui occupait, jusqu'au 6 octobre dernier, le poste de directrice de la culture à la mairie de Montpellier, pourrait se retrouver en seconde position sur la liste emmenée par Raymond Couderc, le maire UMP de Béziers , lors des élections régionales de mars prochain. Elle ferait alors campagne contre Georges Frêche, auprès duquel elle a collaboré durant de nombreuses années, lorsque ce dernier était le locataire de l'hôtel de ville. La présence d'Elyett Hermann, femme au franc-parler et au caractère bien affirmé, qui plus est gaulliste historique, sur la liste de Raymond Couderc ne serait pas une surprise. Elle qui a toujours mis un point d'honneur à ne jamais s'engager dans un quelconque
08:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/11/2009
Photos de la visite de Jean-Marie BOCKEL à BEZIERS
Voici quelques photos de la visite de Jean-Marie BOCKEL à BEZIERS le 12 Novembre.
![Photo_053[1].jpg](http://lagauchemodernelanguedoc-roussillon.midiblogs.com/media/02/01/1760942065.jpg)
![Photo_058[1] (2).jpg](http://lagauchemodernelanguedoc-roussillon.midiblogs.com/media/01/02/1449260332.jpg)
![Photo_064[1].jpg](http://lagauchemodernelanguedoc-roussillon.midiblogs.com/media/02/00/1539170861.jpg)
![Photo_066[1].jpg](http://lagauchemodernelanguedoc-roussillon.midiblogs.com/media/00/00/429450576.jpg)
![Photo_072[1].jpg](http://lagauchemodernelanguedoc-roussillon.midiblogs.com/media/02/00/1968570391.jpg)
09:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/11/2009
Bockel propose la création d'un «collège de l'instruction»
lefigaro.fr avec AFP
15/11/2009 |

Jean-Marie Bockel. (Le Figaro/Jean-Christophe MARMARA )
Ce groupe de juges travaillerait en lien avec le parquet dans les enquêtes sensibles. Avec cette position, le secrétaire d'Etat à la Justice fait entendre une voix dissonante sur le dossier de la suppression du juge d'instruction.
Est-ce le début d'un compromis sur la question controversée de la suppression du juge d'instruction ? Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel prône, dans un entretien au Journal du Dimanche, la création d'un «collège de l'instruction». Formé de magistrats du siège, ce groupe de juges d'instruction travaillerait en lien avec le parquet, pour remplacer les juges d'instruction dans les enquêtes les plus complexes et sensibles comme les dossiers de terrorisme, de corruption, de criminalité ou de santé publique.
Ce collège «indiquerait une direction dans les enquêtes sur ces affaires sensibles», détaille le secrétaire d'Etat à la Justice. Ce collège statuerait à trois moments clé de l'instruction d'une affaire: la mise en cause d'une personne, le placement en détention provisoire et le renvoi devant une juridiction de jugement. Avec cette position Jean-Marie Bockel fait entendre une voix dissonante de celle de sa ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie, qui défend la suppression du juge d'instruction.
Bockel :»aucun arbitrage pour le moment»
Dans la droite ligne du rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale, la Garde des sceaux est favorable à la création d'un juge de l'enquête et des libertés chargé de contrôler le travail du parquet, devenu l'unique autorité dirigeant l'enquête et toujours dépendant de l'exécutif. Face aux critiques de la gauche et des magistrats qui craignent que certains dossiers embarrassants pour le pouvoir soient enterrés, Michèle Alliot-Marie n'exclut pas un renforcement des compétences du futur juge de l'enquête et des libertés. Il pourrait ainsi ordonner au procureur de poursuivre des investigations qu'il voudrait stopper.
Jean-Marie Bockel s'est aussi employé à calmer les craintes des opposants à la suppression du juge d'instruction, parmi lesquels se trouvent les magistrats emblématiques Eva Joly ou Renaud Van Ruymbeke. «La réforme du statut du juge d'instruction n'a fait l'objet à ce jour d'aucun arbitrage», a assuré samedi le secrétaire d'Etat. «On est au stade de la réflexion, de la discussion et de l'écoute. Il n'y a actuellement pas de projet. On travaille actuellement à la définition du projet». Le monde judiciaire est largement opposé aux propositions du rapport Léger si elles ne s'accompagnent pas d'un renforcement de l'indépendance des procureurs.
20:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





